Incroyable cette histoire !
Il y a encore dix jours, je n'avais aucune idée de l'existence même de cette bestiole : les transaminases TGO.
Je me garderais bien d'ailleurs de sortir ma science là-dessus. Seule certitude, cette bestiole prolifère en particulier après une course de plusieurs heures.
Et c'est vraiment pas une bonne idée d'aller faire une prise de sang le lendemain de course, juste parce qu'un organisme de prêt vous l'a demandé...et l'attend avec impatience ! Les transaminases augmentent, la suspicion d'hépatite (ou d'autres gentillesses) apparaît, l'angoisse vous envahit. Et, évidemment, les séances d'entraînement s'arrêtent, mais ça, c'est presque secondaire.
Mais non, rien, heureusement...Une deuxième prise de sang quelques jours après a montré que tout est redevenu normal. En dehors d'une bonne frayeur et de quelques jours perdus, rien de grave. Juste quelques séances de course en moins, une assurance qui poirote, et une banque qui s'interroge.
Ce soir, j'ai une pensée pour tout ceux qui sont vraiment malades, et pour qui la vie ne doit pas être facile...
Demain, c'est reprise des entraînements.
mardi 11 mai 2010
mercredi 5 mai 2010
Nivolet, Revard : boue au menu
C'est avec pas mal d'appréhension que j'abordais cette course. Le mois que je venais de passer n'était pas du genre à me rassurer. Très en deçà de mon planning prévisionnel d'entrainement, je me demandais comment j'allais gérer ces 49 bornes.
Comme à chaque épreuve de ce genre, la nuit qui a précédé n'a pas été très bonne. Des réveils fréquents, un sommeil agité...Sur pieds avant que le réveil ne sonne à 5h00 du matin. Bref, un peu de fatigue, classique. Tout le long de la route, des nuages bas, de la pluie en continue. Plus j'approchais de la Haute-Savoie, plus il pleuvait. Tout cela sentait la galère.
Arrivé à 7h15 sur place, la pluie était bien présente et ne semblait pas décider à s'éloigner.
Retrait du dossard, équipement. Ne rien oublier....Plus les années avancent et plus je trouve que le nombre de choses à ne pas oublier augmentent. Pansement sur les talons, chaussettes de contention, chaussettes (dans le bon sens !), sparadrap à la poitrine pour prévenir les frottements, short, tee-shirt, battons, dossard à épingler, téléphone dans le sac, clé dans le sac, compléments alimentaires (que j'emmène toujours et que je ne mange jamais !), chaussures lacées 3 fois, casquette (parfaitement inutile ce dimanche), réserve d'eau, appareil photo. Fermer la voiture, ranger la clé, vérifier, une fois, deux fois... Les tocs ne sont pas loin.
8h00, le départ est donné. Plus de 700 coureurs se lancent sous la pluie. J'adore ce moment. Certains sont déjà complétement dans leur course. D'autres, qui ont du mal à contenir leurs émotions, lâchent quelques phrases, dépourvues de tout intérêt, "allez les gars, c'est parti !". Certains s'appellent, de peur de se perdre certainement. "- Jean ? Tu es où ? - Là !"
Dès les premiers mètres, le ton est donné, ça monte. Je me souviens maintenant, une colline à passer avant de redescendre pour traverser l'autoroute et attaquer la pente sous le décollage de "Verel" que je connais pour y avoir une compétition de parapente en 2008.Passage par le déco. Des souvenirs me reviennent des deux manches auxquelles nous avions participé. La première avait été annulée alors que nous étions en l'air à se faire "tarter" comme pas possible. Seul Fred avait bouclé. Lors de la seconde, nous avions pu faire un aller-retour jusqu'au Semnoz.
Arrivé au premier ravito, je me jette sur le Beaufort ! Pour une raison que j'ignore, en course je me nourris beaucoup plus de "salé" que de "sucré".
Un verre de coca et hop départ. Nous attaquons un chemin en lacets en fil indienne telle une procession de chenilles concentrées sur un seul objectif : suivre la chenille qui est juste devant. Arrivé au col, nous sommes accueillis par une bande de joyeux drilles tapant dans leur mains vigoureusement. "Merci...Merci", sympa d'être là sous la pluie, pour nous.
Passage devant le déco du Sire. C'est pas vrai, j'allais passer par tous les décos de la région, je n'y croyais pas. Heureusement qu'il y avait cette foutue pluie. Pas un chiffon en l'air !
La course se poursuit en direction de la Croix du Nivolet. Arrivés au pied de la Croix, la procession s'arrête. Un passage "technique" dans une espèce de cheminée sur des échelles. Je me refroidis. L'humidité prend le dessus. Je décide de remettre ma veste. Mouillée elle aussi.
En sortant de ce passage, je tente de relancer. Mais ça commence à être dur. Apparemment, j'ai laissé quelques plumes dans la montée. Je commence à compter le temps qu'il reste pour arriver au ravito du 24ème km. C'est pas bon signe. Je termine ce tronçon avec le moral en berne. La suite va être dure. J'ai peut-être été un peu gourmand.
Arrivé au ravito, les doutes prennent le dessus. Je me demande d'ailleurs qu'elle est la part du réel et de l'imaginaire ou du souhait. "Tu ne sens pas quelques douleurs au mollet ?", "T'étais pas prêt pour aujourd'hui", "Cette pluie, cette boue, cette neige...pas facile", "Non, surtout, qu'il reste 24 bornes !". Mon regard tel un naufragé noyé dans ses incertitudes, cherche quelque chose, quelqu'un. Juste un truc pour avoir une bonne excuse, ou juste un truc pour continuer...Une caméra ! Oui, une caméra pointée sur moi, avec une journaliste derrière qui me demande comment ça se passe. "Terrain un peu lourd, mais vraiment sympa !". Tu parles.
Plus le choix, je repars. La traversée du plateau est un supplice. Ça monte, je marche. Ça descend, je cours. C'est plat , j'hésite.
J'arrive enfin au Reavrd. Et re-passage devant un déco. Oh non ! Supplice. Pourquoi tant d'acharnement. Je ne referai plus cette course. Sauf si il pleut.
Et enfin, descente, rien que de la descente. Quel plaisir ! La foulée s'allonge, la vitesse augmente à nouveau. Je suis dans un train de coureurs tous alignés sur le même rythme. Le terrain est enfin roulant. La pente est bonne, juste ce qu'il faut. Cette descente n'en finit pas, mais ça va. Je roule, je lâche les chevaux.
Arrivé au ravito du 38, j'ai récupéré un peu. Le moral surtout. J'estime mon temps d'arrivée en 8h00. Je prends quelques minutes pour appeler la maison, et donner mon temps approximatif. Occupé. Occupé. Je reste calme. 10 bornes encore à faire.
Les derniers kilomètres ne posent pas trop de soucis. L'effet "arrivée" est certainement pour quelques chose là-dedans. Je finirai cette course en 7h21. Comptant de ne pas avoir lâché.
Reste à rentrer sans s'endormir au volant. Un vrai challenge !
Comme à chaque épreuve de ce genre, la nuit qui a précédé n'a pas été très bonne. Des réveils fréquents, un sommeil agité...Sur pieds avant que le réveil ne sonne à 5h00 du matin. Bref, un peu de fatigue, classique. Tout le long de la route, des nuages bas, de la pluie en continue. Plus j'approchais de la Haute-Savoie, plus il pleuvait. Tout cela sentait la galère.
Arrivé à 7h15 sur place, la pluie était bien présente et ne semblait pas décider à s'éloigner.
Retrait du dossard, équipement. Ne rien oublier....Plus les années avancent et plus je trouve que le nombre de choses à ne pas oublier augmentent. Pansement sur les talons, chaussettes de contention, chaussettes (dans le bon sens !), sparadrap à la poitrine pour prévenir les frottements, short, tee-shirt, battons, dossard à épingler, téléphone dans le sac, clé dans le sac, compléments alimentaires (que j'emmène toujours et que je ne mange jamais !), chaussures lacées 3 fois, casquette (parfaitement inutile ce dimanche), réserve d'eau, appareil photo. Fermer la voiture, ranger la clé, vérifier, une fois, deux fois... Les tocs ne sont pas loin.
8h00, le départ est donné. Plus de 700 coureurs se lancent sous la pluie. J'adore ce moment. Certains sont déjà complétement dans leur course. D'autres, qui ont du mal à contenir leurs émotions, lâchent quelques phrases, dépourvues de tout intérêt, "allez les gars, c'est parti !". Certains s'appellent, de peur de se perdre certainement. "- Jean ? Tu es où ? - Là !"
Dès les premiers mètres, le ton est donné, ça monte. Je me souviens maintenant, une colline à passer avant de redescendre pour traverser l'autoroute et attaquer la pente sous le décollage de "Verel" que je connais pour y avoir une compétition de parapente en 2008.Passage par le déco. Des souvenirs me reviennent des deux manches auxquelles nous avions participé. La première avait été annulée alors que nous étions en l'air à se faire "tarter" comme pas possible. Seul Fred avait bouclé. Lors de la seconde, nous avions pu faire un aller-retour jusqu'au Semnoz.
Arrivé au premier ravito, je me jette sur le Beaufort ! Pour une raison que j'ignore, en course je me nourris beaucoup plus de "salé" que de "sucré".
Un verre de coca et hop départ. Nous attaquons un chemin en lacets en fil indienne telle une procession de chenilles concentrées sur un seul objectif : suivre la chenille qui est juste devant. Arrivé au col, nous sommes accueillis par une bande de joyeux drilles tapant dans leur mains vigoureusement. "Merci...Merci", sympa d'être là sous la pluie, pour nous.
Passage devant le déco du Sire. C'est pas vrai, j'allais passer par tous les décos de la région, je n'y croyais pas. Heureusement qu'il y avait cette foutue pluie. Pas un chiffon en l'air !
La course se poursuit en direction de la Croix du Nivolet. Arrivés au pied de la Croix, la procession s'arrête. Un passage "technique" dans une espèce de cheminée sur des échelles. Je me refroidis. L'humidité prend le dessus. Je décide de remettre ma veste. Mouillée elle aussi.
En sortant de ce passage, je tente de relancer. Mais ça commence à être dur. Apparemment, j'ai laissé quelques plumes dans la montée. Je commence à compter le temps qu'il reste pour arriver au ravito du 24ème km. C'est pas bon signe. Je termine ce tronçon avec le moral en berne. La suite va être dure. J'ai peut-être été un peu gourmand.
Arrivé au ravito, les doutes prennent le dessus. Je me demande d'ailleurs qu'elle est la part du réel et de l'imaginaire ou du souhait. "Tu ne sens pas quelques douleurs au mollet ?", "T'étais pas prêt pour aujourd'hui", "Cette pluie, cette boue, cette neige...pas facile", "Non, surtout, qu'il reste 24 bornes !". Mon regard tel un naufragé noyé dans ses incertitudes, cherche quelque chose, quelqu'un. Juste un truc pour avoir une bonne excuse, ou juste un truc pour continuer...Une caméra ! Oui, une caméra pointée sur moi, avec une journaliste derrière qui me demande comment ça se passe. "Terrain un peu lourd, mais vraiment sympa !". Tu parles.
Plus le choix, je repars. La traversée du plateau est un supplice. Ça monte, je marche. Ça descend, je cours. C'est plat , j'hésite.
J'arrive enfin au Reavrd. Et re-passage devant un déco. Oh non ! Supplice. Pourquoi tant d'acharnement. Je ne referai plus cette course. Sauf si il pleut.
Et enfin, descente, rien que de la descente. Quel plaisir ! La foulée s'allonge, la vitesse augmente à nouveau. Je suis dans un train de coureurs tous alignés sur le même rythme. Le terrain est enfin roulant. La pente est bonne, juste ce qu'il faut. Cette descente n'en finit pas, mais ça va. Je roule, je lâche les chevaux.
Arrivé au ravito du 38, j'ai récupéré un peu. Le moral surtout. J'estime mon temps d'arrivée en 8h00. Je prends quelques minutes pour appeler la maison, et donner mon temps approximatif. Occupé. Occupé. Je reste calme. 10 bornes encore à faire.
Les derniers kilomètres ne posent pas trop de soucis. L'effet "arrivée" est certainement pour quelques chose là-dedans. Je finirai cette course en 7h21. Comptant de ne pas avoir lâché.
Reste à rentrer sans s'endormir au volant. Un vrai challenge !
jeudi 29 avril 2010
Le bout du tunnel ?
Depuis 4 semaines, c'est vraiment le bronx dans ma préparation...
Après les antibiotiques, la déchirure au jumeau antérieur, me voilà enfin à nouveau sur la route ! Heureusement, car ce week-end, c'est le "Nivolet-Revard", course de 49 km avec 2600m de dénivelé positif.
Depuis le début de la semaine, c'est la reprise...Mollo, mollo. Une espèce d'angoisse m'invitait à ne pas trop tirer sur la bête. Et c'est bien comme-ça. Trois séances quand même depuis dimanche et la confiance qui revient. Ce midi, c'était séance de vitesse sur des répétitions de 800m. Histoire de voir. Histoire de sentir. A l'écoute de la moindre douleur au mollet. Mais non, rien. Enfin ! J'en ai même profité pour ajouter une répétition de plus.
Maintenant, c'est repos, jusqu'à dimanche.
On verra.
Après les antibiotiques, la déchirure au jumeau antérieur, me voilà enfin à nouveau sur la route ! Heureusement, car ce week-end, c'est le "Nivolet-Revard", course de 49 km avec 2600m de dénivelé positif.
Depuis le début de la semaine, c'est la reprise...Mollo, mollo. Une espèce d'angoisse m'invitait à ne pas trop tirer sur la bête. Et c'est bien comme-ça. Trois séances quand même depuis dimanche et la confiance qui revient. Ce midi, c'était séance de vitesse sur des répétitions de 800m. Histoire de voir. Histoire de sentir. A l'écoute de la moindre douleur au mollet. Mais non, rien. Enfin ! J'en ai même profité pour ajouter une répétition de plus.
Maintenant, c'est repos, jusqu'à dimanche.
On verra.
mercredi 14 avril 2010
Les pentes de Lyon, ça déchire
Et c'est pas peu de le dire. Ça déchire vraiment. Jumeau antérieur blessé lors de la séance longue de dimanche dernier. Pourtant, elle se passait bien cette séance. Comme d'hab, pentes de la Croix Rousse, à répétition. Puis bascule sur Fourvière, avec cette fois un footing continu. Même dans ces rampes d'escalier interminables. Et vlan, au bout de 2h20 de course, une légère contracture au mollet gauche est apparue.
Situation plutôt classique, j'ai pris quelques minutes pour tirer un peu sur le mollet, dans le position bien connue du coureur qui cherche à pousser l'obstacle qui lui sert de point d'appui.Puis redémarrage, à la première pente venue, une douleur violente m'a littéralement stoppé dans mon élan. Douleur genre arrachement de tissus dans le muscle.

C'était la punition ! J'ai déjà mis du temps à comprendre la première alerte qui m'a clouée sous antibiotiques. Voilà la seconde. Celle-ci pas de cadeaux, plus possible de courir. Le diagnostic posé par le toubib est sans appel : déchirure et donc arrêt total jusqu'à disparition de la douleur.
Pour se consoler, cette fois j'ai pu prendre le temps de faire quelques photos...
vendredi 9 avril 2010
Courir avec 4grs par jour d'antibiotique dans le sang
Cette semaine, c'était vraiment la m...
Je ne sais pas si ce sont les antibiotiques que m'a refilés mon médecin préféré, mais franchement j'avoue avoir été aux limites toute la semaine.
Après une semaine d'arrêt pour cause d'agression caractérisée par une bactérie peu sympathique et malgré une fatigue persistante, j'ai tenu mon programme de la semaine comme si tout allait bien. 2 séances de travail de vitesse, une séance de fartleck et une seance de seuil, le tout enchainé sur 4 jours.
Sauf que...
Motivation en berne à chaque début séance, des jambes de bois à la place des mollets, une sensation de courir avec une machine à laver sur le dos, le cardio qui fait le yoyo à chaque variation de rythme.
Bref la zone...
Pourtant, point positif, les vitesses augmentent doucement...
Donc ne rien lacher, poursuivre et attendre la désintoxication antibiotique.
En tout cas, la fichue bactérie est partie et c'est tant mieux.
Je ne sais pas si ce sont les antibiotiques que m'a refilés mon médecin préféré, mais franchement j'avoue avoir été aux limites toute la semaine.
Après une semaine d'arrêt pour cause d'agression caractérisée par une bactérie peu sympathique et malgré une fatigue persistante, j'ai tenu mon programme de la semaine comme si tout allait bien. 2 séances de travail de vitesse, une séance de fartleck et une seance de seuil, le tout enchainé sur 4 jours.
Sauf que...
Motivation en berne à chaque début séance, des jambes de bois à la place des mollets, une sensation de courir avec une machine à laver sur le dos, le cardio qui fait le yoyo à chaque variation de rythme.
Bref la zone...
Pourtant, point positif, les vitesses augmentent doucement...
Donc ne rien lacher, poursuivre et attendre la désintoxication antibiotique.
En tout cas, la fichue bactérie est partie et c'est tant mieux.
Inscription à :
Articles (Atom)



