A deux semaines, tout juste (22/10), du départ de l'Endurance Trail des Templiers, je me décide à publier mes temps de passage estimés.
Cette fois, rien à voir avec la machine UTMB, pas de SMS d'alerte, des ravitos au compte-goutte, pas de possibilité d'avoir un sac à mi-parcours...du vrai, du dur !
La barrière horaire aux fesses tout le long, il va falloir batailler (étape, km cumulé, dénivelé positif cumulé, barrière horaire, heure de sortie de ravito) :
- Millau (km 0) : 04h00
- Le Rozier (km 23, d+ 846m, 8h00) : 07H47
- Saint Rome de Dolan (km 37.5, d+ 1983m, 11h10) : 11h00
- Veyrau (km 64, d+ 3463m, 17h10) : 16h30
- La Roque Sainte-Marguerite (km 80, d+ 3892m, 20h30) : 19h30
- Le Cade (km 97, d+ 4500m, 00h00) : 23h20
- Millau (km 108, d+ 4600m, 02h00) : 01h00
Soit environ 21h00.
Pour voir le parcours, c'est ici.
Pour suivre la course, c'est ici.
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mercredi 20 octobre 2010
jeudi 30 septembre 2010
Fatigue....
Cette fois, je suis fatigué...J'ai pris conscience aujourd'hui que je cours depuis 9 mois, avec quelques creux, c'est vrai, mais quand-même. A raison de 5 entrainements par semaine, répartis en deux blocs de trois et deux séances. Pratiquement 10h de course par semaine, ça devient un peu lourd...
Tous les jours, ou presque, préparer son sac le matin, se changer le midi, courir, se doucher, aller manger, ...J'en ai marre de me changer, marre de me doucher, marre de courir après le temps, marre de ne pas prendre de temps.
Encore quelques jours, et c'est fini.
Heureusement, les résultats sont là. Le cardio est à la baisse, le poids aussi. Les sensations sont toujours au top et le plaisir de courir est toujours présent.
Juste de la fatigue.
Tous les jours, ou presque, préparer son sac le matin, se changer le midi, courir, se doucher, aller manger, ...J'en ai marre de me changer, marre de me doucher, marre de courir après le temps, marre de ne pas prendre de temps.
Encore quelques jours, et c'est fini.
Heureusement, les résultats sont là. Le cardio est à la baisse, le poids aussi. Les sensations sont toujours au top et le plaisir de courir est toujours présent.
Juste de la fatigue.
samedi 25 septembre 2010
Jour de grève, pas chomé...
A quatre semaines de l'Endurance Trail de Millau, je me décide à faire quelques kilomètres pour aller taquiner les chemins de montagne. Je profite pour cela, avec un peu de culpabilité d'ailleurs, de ce jour de grève contre le projet de réforme des retraites que nous propose notre cher gouvernement. Je décide de retourner sur les traces du "Nivolet-Revard". Course qui m'avait laissé un peu dubitatif quant à ma gestion de l'effort sur 40 bornes.
Arrivé sur zone vers 10h30, je savais que je prenais quelques risques sur l'horaire. Je devais être de retour sur Lyon à 17h30 au plus tard...Malgré, l'optimisme de Raph, 35 à 40 bornes, plus de 2000m de dénivelé, un parcours déjà réalisé mais peu connu, plus 1h30 de trajet de retour...Tout cela sentait le roussi !
Je décide de prendre le départ de Mery au pied du Cire.
Directement dans la pente, sans échauffement préalable, j'attaque le chemin qui mène à Valpassant. Je me sens un lourd. Mais j'attaque cette journée avec une motivation à bloc. Arrivé à Valpassant, je continue par le chemin direct jusqu'au Cire. Je court-circuite donc quelque peu le parcours du "Nivolet-Revard".
Arrivé au Cire vers 12h00, une brise bien installée me fait presque regretter de ne pas avoir de voile...Je prends quelques minutes pour contempler sa majesté le Mont Blanc.
Je reconnais le chemin roulant qui mène à la Croix du Nivolet. Enfin, je cours, je cours bien même. J'ai comme l'impression d'avoir beaucoup mieux encaissé le premier gros dénivelé que la première fois. "Ne t'envole pas trop garçon, attend un peu d'être sorti de la Croix du Nivolet, pour savoir...". Je contourne la parois de la Croix puis remonte par cette cheminée.
Arrivé au sommet, pause. Boire, manger un peu, prendre ses marques.
Je repars et longe la crête entre la Croix du Nivolet et le Cire dans le sens inverse. Je cours, Je cours toujours, même quand ça monte. C'est bon signe tout ça. Je redescends sur la Feclaz. A l'abri du vent, le soleil dans le dos, je commence à avoir sérieusement chaud. Je m'hydrate souvent.
Arrivé à la Feclaz, je suis impatient de voir ma forme. Au printemps, j'avais eu une sérieuse baisse de moral à cet endroit. La forme n'était pas là. Aujourd'hui, c'était très différent. Pourquoi ? Je ne sais pas...Les heures d'entrainement peut-être, surement...Jusqu'au Revard, j'ai couru, accélérant dans les descentes, pas trop, trottinant dans les montées, sans arrêt. Je me suis même payé le luxe de rechercher en permanence la bonne foulée, la bonne posture, le bon relâchement.
Arrivé au Revard, j'en ai toujours sous le pied. Heureusement d'ailleurs. J'étais à la bourre. J'aurais du mal à être de retour à Méry pour 16h00 ! Plus de choix, j'avais la barrière aux fesses.
Feu, je change de rythme. Je m'envoie la descente à bonne vitesse. Puis la longue traversée pour faire le retour jusqu'à Valpassant. Là, je dévale la pente. Les genoux commencent à se faire sentir. Je maintiens ma concentration. Il étais hors de question que je laisse mes chevilles partir de nouveau. Je croise quelques randonneurs qui ont dû me prendre pour un furieux. J'en oublie de boire.
J'arrive à la voiture à 16h15 après 5h45 de course, en eau. Je me jette dans des fringues sèches puis j'enquille le chemin de retour. J'arrive sur Meyzieu vers 17h10. Ouf ! A l'heure et content de cette journée un peu folle...
J'espère juste que tous les grévistes n'ont pas tous fait comme moi...
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| 10h30, l'heure du départ |
Je décide de prendre le départ de Mery au pied du Cire.
Directement dans la pente, sans échauffement préalable, j'attaque le chemin qui mène à Valpassant. Je me sens un lourd. Mais j'attaque cette journée avec une motivation à bloc. Arrivé à Valpassant, je continue par le chemin direct jusqu'au Cire. Je court-circuite donc quelque peu le parcours du "Nivolet-Revard".
Arrivé au Cire vers 12h00, une brise bien installée me fait presque regretter de ne pas avoir de voile...Je prends quelques minutes pour contempler sa majesté le Mont Blanc.
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| Le Mont Blanc |
Arrivé au sommet, pause. Boire, manger un peu, prendre ses marques.
Je repars et longe la crête entre la Croix du Nivolet et le Cire dans le sens inverse. Je cours, Je cours toujours, même quand ça monte. C'est bon signe tout ça. Je redescends sur la Feclaz. A l'abri du vent, le soleil dans le dos, je commence à avoir sérieusement chaud. Je m'hydrate souvent.
Arrivé à la Feclaz, je suis impatient de voir ma forme. Au printemps, j'avais eu une sérieuse baisse de moral à cet endroit. La forme n'était pas là. Aujourd'hui, c'était très différent. Pourquoi ? Je ne sais pas...Les heures d'entrainement peut-être, surement...Jusqu'au Revard, j'ai couru, accélérant dans les descentes, pas trop, trottinant dans les montées, sans arrêt. Je me suis même payé le luxe de rechercher en permanence la bonne foulée, la bonne posture, le bon relâchement.
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| Art contemporain au naturel |
Feu, je change de rythme. Je m'envoie la descente à bonne vitesse. Puis la longue traversée pour faire le retour jusqu'à Valpassant. Là, je dévale la pente. Les genoux commencent à se faire sentir. Je maintiens ma concentration. Il étais hors de question que je laisse mes chevilles partir de nouveau. Je croise quelques randonneurs qui ont dû me prendre pour un furieux. J'en oublie de boire.
J'arrive à la voiture à 16h15 après 5h45 de course, en eau. Je me jette dans des fringues sèches puis j'enquille le chemin de retour. J'arrive sur Meyzieu vers 17h10. Ouf ! A l'heure et content de cette journée un peu folle...
J'espère juste que tous les grévistes n'ont pas tous fait comme moi...
samedi 4 septembre 2010
Un nouvel objectif, mais sous conditions
Cette semaine, sans trop attendre, je me suis inscrit à l'Endurance Trail, un trail de 110 km pour 4600m de dénivelé qui se déroulera le 22 octobre. Sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Un peu perdu depuis le début de la semaine, et surtout frustré par cet UTMB raté, je cherchais une solution de remplacement.
C'est par la liste des courses qualificatives pour l'UTMB 2011, que je suis tombé par hasard sur ce trail. Un coup de fil à mon coach favori. Et me voila inscrit. Apparemment, je n'étais pas le seul déçu de l'UTMB à avoir eu eu cet idée. Le site de l'organisation annonce un afflux de 90 coureurs inscrits en début de semaine !
Oui mais voila, redémarrer la machine, se reconstruire un objectif, retravailler un nouveau plan d'entrainement de 6 semaines, reprendre le rythme des entrainements...Tout simplement se remotiver. Pas facile. D'autant que mes tendinites aux genoux ne se décident pas à se calmer.
C'est la visite chez l'ostéo de jeudi qui m'a fait prendre le virage. C'est surtout cette séance qui m'a décidé à faire un break franc de 5 jours, physiquement et mentalement. Marquer ce point d'arrêt pour lâcher une histoire et en reprendre une. "C'est n'importe quoi Christophe, vous avez une tendinite violente à la patte d'oie du genou droit, une autre moins marquée à la patte d'oie du genou gauche, le ligament latéral du genou droit douloureux, et l'entorse de la cheville a laissé des séquelles...".
Priorité donc à un retour à la normale impérative.
"On va reprendre tout depuis le début :
- S'hydrater, au moins 2 litres d'eau par jour entre les repas (pour ça pas de problème).
-S'étirer (au moins 1h30 à 2h00 par semaine) compte-tenu du nombre d'heures de course (ça c'est pas bon du tout) hebdomadaire.
- Ne pas solliciter l'inflammation...L'inflammation appelle l'inflammation !"
Bien M'sieur, j'ai compris la leçon.
Pour l'instant, c'est manipulation, glace au moins 2 à 3 fois par jour pendant 20mn.
Et surtout, enfin je me décide à faire cette pause de quelques jours.
Depuis ce matin, de nouvelles sensations apparaissent, l'envie revient, la motivation se montre, timide...Laissons tout cela revenir.
Seules conditions pour ce nouvel objectif de l'année.
C'est par la liste des courses qualificatives pour l'UTMB 2011, que je suis tombé par hasard sur ce trail. Un coup de fil à mon coach favori. Et me voila inscrit. Apparemment, je n'étais pas le seul déçu de l'UTMB à avoir eu eu cet idée. Le site de l'organisation annonce un afflux de 90 coureurs inscrits en début de semaine !
Oui mais voila, redémarrer la machine, se reconstruire un objectif, retravailler un nouveau plan d'entrainement de 6 semaines, reprendre le rythme des entrainements...Tout simplement se remotiver. Pas facile. D'autant que mes tendinites aux genoux ne se décident pas à se calmer.
C'est la visite chez l'ostéo de jeudi qui m'a fait prendre le virage. C'est surtout cette séance qui m'a décidé à faire un break franc de 5 jours, physiquement et mentalement. Marquer ce point d'arrêt pour lâcher une histoire et en reprendre une. "C'est n'importe quoi Christophe, vous avez une tendinite violente à la patte d'oie du genou droit, une autre moins marquée à la patte d'oie du genou gauche, le ligament latéral du genou droit douloureux, et l'entorse de la cheville a laissé des séquelles...".
Priorité donc à un retour à la normale impérative.
"On va reprendre tout depuis le début :
- S'hydrater, au moins 2 litres d'eau par jour entre les repas (pour ça pas de problème).
-S'étirer (au moins 1h30 à 2h00 par semaine) compte-tenu du nombre d'heures de course (ça c'est pas bon du tout) hebdomadaire.
- Ne pas solliciter l'inflammation...L'inflammation appelle l'inflammation !"
Bien M'sieur, j'ai compris la leçon.
Pour l'instant, c'est manipulation, glace au moins 2 à 3 fois par jour pendant 20mn.
Et surtout, enfin je me décide à faire cette pause de quelques jours.
Depuis ce matin, de nouvelles sensations apparaissent, l'envie revient, la motivation se montre, timide...Laissons tout cela revenir.
Seules conditions pour ce nouvel objectif de l'année.
jeudi 5 août 2010
30 juillet, ultime répétition sur une longue course
Le 30 juillet, je décide de m'envoyer la plus grosse séance de ma préparation. Objectif : simuler au plus près l'UTMB, en sachant pertinement d'ailleurs que seul l'UTMB permet de simuler l'UTMB !
Question parcours, je profite de notre fin de congés sur Annecy.
Départ de Saint Jorioz, remontée du Roc des Boeufs coté ouest, jusqu'au chalet du Solier, descente à "Mont Derrière" (eh oui, cela de s'invente pas...), remontée au col de la Frasse, descente sur Entrevernes (déco Est bien connu les voileux du coin), descente sur la Thuile, traversée de la plaine de Doussard pour rejoindre Verthier, montée au col de la Forclaz, puis Chalet de l'Aulp, montée au col des Nantais (trois étoiles celui-ci, c'est vraiment splendide...), montée au roc Lancrenaz, passage par le chalet de l'Aulp Riant Dessus, col des Frètes, descente ...En bref, un demi tour du lac d'Annecy par les reliefs.
Au compteur, 47 km, et environ 3000 de dénivelé pour 8h10 de ballade !
J'ai pu tirer de cette séance pas mal de leçons :
- Sur 8h00 de course, 25 min d'arrêt.
- Vitesse moyenne : 5,7 km / h.
- Environ 3,5kg sur le dos.
- Boisson consommée : 4 litres.
- 4 barres énergétiques consommées avec alternance goût sucré, goût salé.
- Straping de cheville confortable (bravo Raph !), et incontournable.
- Question pieds, aucune ampoule, aucun échauffement. C'est plutôt bon signe.
- Ne pas oublier l'elasto sur les zones d'échauffement telles que le bas du dos.
- Adapter son rythme en permanence pour prendre en compte le terrain, la pente, la fatigue, la météo, ...
- Attention aux descentes si fatigue !
- Question tête, ne pas trop gamberger, chercher le plaisir, positiver aussi souvent que possible.
- Se couvrir dès que la sensation de froid apparait.
Avec cette séance, le "possible" prend forme. Des solutions se dessinent. L'UTMB devient atteignable. Les doutes se transforment en impatience. C'est bon pour le moral.
Question parcours, je profite de notre fin de congés sur Annecy.
Départ de Saint Jorioz, remontée du Roc des Boeufs coté ouest, jusqu'au chalet du Solier, descente à "Mont Derrière" (eh oui, cela de s'invente pas...), remontée au col de la Frasse, descente sur Entrevernes (déco Est bien connu les voileux du coin), descente sur la Thuile, traversée de la plaine de Doussard pour rejoindre Verthier, montée au col de la Forclaz, puis Chalet de l'Aulp, montée au col des Nantais (trois étoiles celui-ci, c'est vraiment splendide...), montée au roc Lancrenaz, passage par le chalet de l'Aulp Riant Dessus, col des Frètes, descente ...En bref, un demi tour du lac d'Annecy par les reliefs.
Au compteur, 47 km, et environ 3000 de dénivelé pour 8h10 de ballade !
J'ai pu tirer de cette séance pas mal de leçons :
- Sur 8h00 de course, 25 min d'arrêt.
- Vitesse moyenne : 5,7 km / h.
- Environ 3,5kg sur le dos.
- Boisson consommée : 4 litres.
- 4 barres énergétiques consommées avec alternance goût sucré, goût salé.
- Straping de cheville confortable (bravo Raph !), et incontournable.
- Question pieds, aucune ampoule, aucun échauffement. C'est plutôt bon signe.
- Ne pas oublier l'elasto sur les zones d'échauffement telles que le bas du dos.
- Adapter son rythme en permanence pour prendre en compte le terrain, la pente, la fatigue, la météo, ...
- Attention aux descentes si fatigue !
- Question tête, ne pas trop gamberger, chercher le plaisir, positiver aussi souvent que possible.
- Se couvrir dès que la sensation de froid apparait.
Avec cette séance, le "possible" prend forme. Des solutions se dessinent. L'UTMB devient atteignable. Les doutes se transforment en impatience. C'est bon pour le moral.
La pression qui monte, qui monte...
A trois semaines de l'échéance, la pression monte quelque peu...
Finir le cycle de préparation entamé début janvier. Sans se blesser.
Gérer la dernière période. Se reposer, sans perdre.
Surveiller son alimentation. Préparer son corps... et son esprit.
Préparer son plan de course. Mettre toutes les chances de son coté.
Se conditionner. Se projeter dans les circonstances et relativiser les enjeux.
Penser logistique. Transport, hébergement, équipement, ...
Finir le cycle de préparation entamé début janvier. Sans se blesser.
Gérer la dernière période. Se reposer, sans perdre.
Surveiller son alimentation. Préparer son corps... et son esprit.
Préparer son plan de course. Mettre toutes les chances de son coté.
Se conditionner. Se projeter dans les circonstances et relativiser les enjeux.
Penser logistique. Transport, hébergement, équipement, ...
mardi 13 juillet 2010
La Tournette, une belle sortie
Dimanche matin, à nouveau grand beau temps sur Lyon. Les températures de ces dernières journées ont vraiment été insupportables. Sans hésitation, nous sommes partis pour Annecy. Avant de rejoindre le lac avec les gamins, Raph me dépose à Verthier au sud du lac d'Annecy. Programme de la journée : Verthier, Col de la Forclaz, Chalet de l'Aulp, Tournette, Chalet de l'Aulp, Col des Nantais, retour atterrissage de Planfait (pour ceux qui connaissent...). Plus de 2000m de dénivelé positifs, le lendemain d'une séance d'endurance active de 2h00 dans les Monts d'Or.
Il m'aura fallu moins d'une heure pour arriver au col de la Forclaz. Des voileux sont déjà en l'air, j'enrage...C'est bien la première fois que je suis sur Annecy avec des conditions exceptionnelles, et que je ne vole pas. Tant pis. "Faut faire des choix", comme je dit à mon fils. Tu parles !
Je contourne assez rapidement la Rochette pour arriver tranquille au Chalet de l'Aulp. Plein soleil. Je m'hydrate. Je m'hydrate beaucoup plus que d'habitude. Un coup d'œil au sommet de la Tournette pour surveiller les cumulus qui s'annonçaient un peu menaçant à mon goût.
Départ sur les pentes de la Tournette. Ça grimpe fort. Je monte en rythme. Sur un pas appuyé. J'arriverai au sommet en 1h45 environ. J'adore cette pente que ce soit en marchant ou en volant. Le lac d'Annecy lui procure réellement une ambiance aérienne particulière.
Coup de téléphone pour rassurer la famille qui se fait griller au bord du lac. Je compte environ 1h30 pour la descente.
Et c'est parti, je dévale la pente. Avec pas mal d'appréhension d'ailleurs.Mon entorse est toujours bien là. Dans la tête et dans les ligaments. Je ralentis. J'assure. Arrivé au chalet de l'Aulp, je prends quelques minutes pour me ravitailler. Il fait chaud. Très chaud. Pas mal de gens sont attablés. Ça sent la frite. Je me sauve, direction col des Nantais.
Et là, c'est vraiment beau. Faut y aller !
Arrivé au col, re-descente. De la fatigue dans les jambes. Mais c'est bon. Elle est bonne cette descente sous ces grands arbres. Des ombres me doublent. Encore des voileux. Y m'énervent !
16h20, j'arrive à l'attero de Planfait. Ma famille est là avec de l'eau, des fruits, du pain...Tout le confort. 5h20 de course.
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| Dans la forêt pour monter à la Forclaz |
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| Derrière le Roux, coté est |
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| La Tournette vue d'en bas |
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| La Tournette vue de coté |
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| Copain... |
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| L'Aulp vue des alpages de la Tournette |
Arrivé au col, re-descente. De la fatigue dans les jambes. Mais c'est bon. Elle est bonne cette descente sous ces grands arbres. Des ombres me doublent. Encore des voileux. Y m'énervent !
16h20, j'arrive à l'attero de Planfait. Ma famille est là avec de l'eau, des fruits, du pain...Tout le confort. 5h20 de course.
dimanche 30 mai 2010
jeudi 29 avril 2010
Le bout du tunnel ?
Depuis 4 semaines, c'est vraiment le bronx dans ma préparation...
Après les antibiotiques, la déchirure au jumeau antérieur, me voilà enfin à nouveau sur la route ! Heureusement, car ce week-end, c'est le "Nivolet-Revard", course de 49 km avec 2600m de dénivelé positif.
Depuis le début de la semaine, c'est la reprise...Mollo, mollo. Une espèce d'angoisse m'invitait à ne pas trop tirer sur la bête. Et c'est bien comme-ça. Trois séances quand même depuis dimanche et la confiance qui revient. Ce midi, c'était séance de vitesse sur des répétitions de 800m. Histoire de voir. Histoire de sentir. A l'écoute de la moindre douleur au mollet. Mais non, rien. Enfin ! J'en ai même profité pour ajouter une répétition de plus.
Maintenant, c'est repos, jusqu'à dimanche.
On verra.
Après les antibiotiques, la déchirure au jumeau antérieur, me voilà enfin à nouveau sur la route ! Heureusement, car ce week-end, c'est le "Nivolet-Revard", course de 49 km avec 2600m de dénivelé positif.
Depuis le début de la semaine, c'est la reprise...Mollo, mollo. Une espèce d'angoisse m'invitait à ne pas trop tirer sur la bête. Et c'est bien comme-ça. Trois séances quand même depuis dimanche et la confiance qui revient. Ce midi, c'était séance de vitesse sur des répétitions de 800m. Histoire de voir. Histoire de sentir. A l'écoute de la moindre douleur au mollet. Mais non, rien. Enfin ! J'en ai même profité pour ajouter une répétition de plus.
Maintenant, c'est repos, jusqu'à dimanche.
On verra.
mercredi 14 avril 2010
Les pentes de Lyon, ça déchire
Et c'est pas peu de le dire. Ça déchire vraiment. Jumeau antérieur blessé lors de la séance longue de dimanche dernier. Pourtant, elle se passait bien cette séance. Comme d'hab, pentes de la Croix Rousse, à répétition. Puis bascule sur Fourvière, avec cette fois un footing continu. Même dans ces rampes d'escalier interminables. Et vlan, au bout de 2h20 de course, une légère contracture au mollet gauche est apparue.
Situation plutôt classique, j'ai pris quelques minutes pour tirer un peu sur le mollet, dans le position bien connue du coureur qui cherche à pousser l'obstacle qui lui sert de point d'appui.Puis redémarrage, à la première pente venue, une douleur violente m'a littéralement stoppé dans mon élan. Douleur genre arrachement de tissus dans le muscle.

C'était la punition ! J'ai déjà mis du temps à comprendre la première alerte qui m'a clouée sous antibiotiques. Voilà la seconde. Celle-ci pas de cadeaux, plus possible de courir. Le diagnostic posé par le toubib est sans appel : déchirure et donc arrêt total jusqu'à disparition de la douleur.
Pour se consoler, cette fois j'ai pu prendre le temps de faire quelques photos...
vendredi 9 avril 2010
Courir avec 4grs par jour d'antibiotique dans le sang
Cette semaine, c'était vraiment la m...
Je ne sais pas si ce sont les antibiotiques que m'a refilés mon médecin préféré, mais franchement j'avoue avoir été aux limites toute la semaine.
Après une semaine d'arrêt pour cause d'agression caractérisée par une bactérie peu sympathique et malgré une fatigue persistante, j'ai tenu mon programme de la semaine comme si tout allait bien. 2 séances de travail de vitesse, une séance de fartleck et une seance de seuil, le tout enchainé sur 4 jours.
Sauf que...
Motivation en berne à chaque début séance, des jambes de bois à la place des mollets, une sensation de courir avec une machine à laver sur le dos, le cardio qui fait le yoyo à chaque variation de rythme.
Bref la zone...
Pourtant, point positif, les vitesses augmentent doucement...
Donc ne rien lacher, poursuivre et attendre la désintoxication antibiotique.
En tout cas, la fichue bactérie est partie et c'est tant mieux.
Je ne sais pas si ce sont les antibiotiques que m'a refilés mon médecin préféré, mais franchement j'avoue avoir été aux limites toute la semaine.
Après une semaine d'arrêt pour cause d'agression caractérisée par une bactérie peu sympathique et malgré une fatigue persistante, j'ai tenu mon programme de la semaine comme si tout allait bien. 2 séances de travail de vitesse, une séance de fartleck et une seance de seuil, le tout enchainé sur 4 jours.
Sauf que...
Motivation en berne à chaque début séance, des jambes de bois à la place des mollets, une sensation de courir avec une machine à laver sur le dos, le cardio qui fait le yoyo à chaque variation de rythme.
Bref la zone...
Pourtant, point positif, les vitesses augmentent doucement...
Donc ne rien lacher, poursuivre et attendre la désintoxication antibiotique.
En tout cas, la fichue bactérie est partie et c'est tant mieux.
mercredi 17 mars 2010
La vie en période de récupération
Depuis lundi, c'est récupération pour quelques jours...
Quel plaisir de partir le matin sans avoir à préparer ses affaires de course ! Quel plaisir de prendre le temps de manger avec ses potos le midi ! Quel plaisir de ne pas speeder sans cesse pour que tout cela passe un peu inaperçu ! Quel plaisir de prendre le temps d'être tranquillement avec les siens le soir ! Quel plaisir de perdre le contrôle !
D'ailleurs, comme on avait cinq minutes avec Raph, on en a profité pour acheter not' nouvelle maison..enfin presque.
Quel plaisir de partir le matin sans avoir à préparer ses affaires de course ! Quel plaisir de prendre le temps de manger avec ses potos le midi ! Quel plaisir de ne pas speeder sans cesse pour que tout cela passe un peu inaperçu ! Quel plaisir de prendre le temps d'être tranquillement avec les siens le soir ! Quel plaisir de perdre le contrôle !
D'ailleurs, comme on avait cinq minutes avec Raph, on en a profité pour acheter not' nouvelle maison..enfin presque.
jeudi 11 mars 2010
Enfin, la fin du premier cycle
Depuis 12 semaines maintenant, je suis mon plan de préparation avec assiduité... Et enfin, je suis arrivé au bout ! Il était temps. La fatigue commençait à se faire sentir. Quelques alertes m'indiquaient que mon seuil d'épuisement physique n'était pas loin : des nuits de plus en plus courtes, un stress perfectible, des micro-tendinites aux chevilles...et surtout, une certaine lassitude des heures passées sur la route.
Dimanche, c'est les Cabornis, mon premier trail de l'année. A la clef, 40 km/2000m de dénivelé. Un parcours que je connais déjà. D'où vient ce terme "Cabornis" ? Allez voir ici.
Une course de mise en jambes pour moi, en ambiance compet, histoire de tester le matériel, faire un point sur mon état réel et commencer à bosser sérieusement la stratégie de course.
Ensuite, c'est 15 jours de récupération (régénération comme disent les connaisseurs). Puis reprise du cycle suivant de 12 semaines.
Dimanche, c'est les Cabornis, mon premier trail de l'année. A la clef, 40 km/2000m de dénivelé. Un parcours que je connais déjà. D'où vient ce terme "Cabornis" ? Allez voir ici.
Une course de mise en jambes pour moi, en ambiance compet, histoire de tester le matériel, faire un point sur mon état réel et commencer à bosser sérieusement la stratégie de course.
Ensuite, c'est 15 jours de récupération (régénération comme disent les connaisseurs). Puis reprise du cycle suivant de 12 semaines.
lundi 1 mars 2010
Lyon, coté marches
Vous connaissez le "Lyon Urban Trail" ?
Une idée un peu folle mais vraiment sympa pour parcourir Lyon, une ville qui recèle quantité de mystères : deux itinéraires de 40 et 22 km qui se promènent au cœur de la ville en parcourant les deux collines lyonnaises.
J'aime ces parcours car ils associent découverte de la ville, dénivelé, rencontre ...Et je choisis souvent le 22 km, que je modifie à volonté, lorsque la logistique coince un peu (voiture, horaires, etc.). Je garde le 40 pour les grands jours !
Dimanche matin, départ vers 8h30, direction Bissardon. La météo était clémente. La température de 12° laissait présager quelques gouttes sur le front.
Après une semaine de ski, je sentais mes jambes un peu lourdes et je démarre toujours ce type de séance tranquille. Je sais que la première heure est difficile, les montées et les descentes s'enchainent sur les pentes Est de la Croix-Rousse. Donc mollo, histoire de mettre la machine en route doucement.
Premières descentes sur les quais, premières remontées. A chaque fois par des rampes d'escalier qui dévalent la Croix-Rousse vraiment impressionnantes !
Dans ce type d'exercice, je surveille toujours le cardio, qui flirte allègrement avec les 135 p/min dans les descentes et qui dépasse facilement les 170 p/min dans les montées sur allure dynamique. Dans la mesure du possible, j'installe le rythme de montée sur ma fréquence d'endurance active, aux environs de 166 p/min. Au besoin, je marche.
Vers 9h15, je traverse la place des Terreaux, assez déserte à cette heure. Tout comme d'ailleurs les traboules, que j'ai prises sans touristes pour une fois.
Remontée par le tunnel de l'ancienne Ficelle. Cette partie est plutôt bizarre. Ce long tunnel qui monte directement dans la pente vers la place de la Croix-Rousse, dans lequel les bagnoles accélèrent comme des enragées ! Surement par peur de ne pas arriver en haut. Des trailers habitués à leur environnement "nature" nous prendraient pour des dingues si ils voyaient nos conditions urbaines d'entrainement !
Bascule sur les pentes Sud-Ouest de la Croix-Rousse et montée sur Fourvière. Alors là, c'est vraiment dur ! Des marches à ne plus en finir. 700 à 800 je pense, s'enchainent, avec des variations d'angles casse-pattes. Descente de la Sara, pente bien connue des lyonnais. On y pratique le Vtt et parfois le ski, lorsque les conditions d'enneigement le permettent.
Petit tour par la meringue (petit nom que ous avons donné à la Basilique), descente sur le vieux Lyon, remontée, bref, les escaliers s'enchaînent et le dénivelé aussi.
1h45 de course, il est temps de rentrer. Au retour, je croise un gars que je n'avais pas vu depuis plusieurs mois. On fait le retour ensemble. Je m'étonne de le voir sans eau. En ce qui me concerne, apprendre à boire en courant fait partie de l'entrainement. Toutes les 20 min, tel un métronome, 3 gorgées !
Après 2h25 de course, j'arrive chez moi. Comme à chaque fois, content d'avoir fait cette balade dans Lyon.
A titre d'expérience, je me suis pesé au départ avec dans l'idée de reprendre mon poids à l'arrivée, pour commencer mes premières estimations de perte d'eau moyenne par heure. Résultat 65,6 kg tout compris (habillé + réserve d'eau) au départ, 64 kg à l'arrivée ! Bizarre, j'aurai perdu 1,6 kg en 2h25. A confirmer, cela m'étonne un peu.
La prochaine fois, je prendrai des photos.
Une idée un peu folle mais vraiment sympa pour parcourir Lyon, une ville qui recèle quantité de mystères : deux itinéraires de 40 et 22 km qui se promènent au cœur de la ville en parcourant les deux collines lyonnaises.
J'aime ces parcours car ils associent découverte de la ville, dénivelé, rencontre ...Et je choisis souvent le 22 km, que je modifie à volonté, lorsque la logistique coince un peu (voiture, horaires, etc.). Je garde le 40 pour les grands jours !
Dimanche matin, départ vers 8h30, direction Bissardon. La météo était clémente. La température de 12° laissait présager quelques gouttes sur le front.
Après une semaine de ski, je sentais mes jambes un peu lourdes et je démarre toujours ce type de séance tranquille. Je sais que la première heure est difficile, les montées et les descentes s'enchainent sur les pentes Est de la Croix-Rousse. Donc mollo, histoire de mettre la machine en route doucement.
Premières descentes sur les quais, premières remontées. A chaque fois par des rampes d'escalier qui dévalent la Croix-Rousse vraiment impressionnantes !
Dans ce type d'exercice, je surveille toujours le cardio, qui flirte allègrement avec les 135 p/min dans les descentes et qui dépasse facilement les 170 p/min dans les montées sur allure dynamique. Dans la mesure du possible, j'installe le rythme de montée sur ma fréquence d'endurance active, aux environs de 166 p/min. Au besoin, je marche.
Vers 9h15, je traverse la place des Terreaux, assez déserte à cette heure. Tout comme d'ailleurs les traboules, que j'ai prises sans touristes pour une fois.
Remontée par le tunnel de l'ancienne Ficelle. Cette partie est plutôt bizarre. Ce long tunnel qui monte directement dans la pente vers la place de la Croix-Rousse, dans lequel les bagnoles accélèrent comme des enragées ! Surement par peur de ne pas arriver en haut. Des trailers habitués à leur environnement "nature" nous prendraient pour des dingues si ils voyaient nos conditions urbaines d'entrainement !
Bascule sur les pentes Sud-Ouest de la Croix-Rousse et montée sur Fourvière. Alors là, c'est vraiment dur ! Des marches à ne plus en finir. 700 à 800 je pense, s'enchainent, avec des variations d'angles casse-pattes. Descente de la Sara, pente bien connue des lyonnais. On y pratique le Vtt et parfois le ski, lorsque les conditions d'enneigement le permettent.
Petit tour par la meringue (petit nom que ous avons donné à la Basilique), descente sur le vieux Lyon, remontée, bref, les escaliers s'enchaînent et le dénivelé aussi.
1h45 de course, il est temps de rentrer. Au retour, je croise un gars que je n'avais pas vu depuis plusieurs mois. On fait le retour ensemble. Je m'étonne de le voir sans eau. En ce qui me concerne, apprendre à boire en courant fait partie de l'entrainement. Toutes les 20 min, tel un métronome, 3 gorgées !
Après 2h25 de course, j'arrive chez moi. Comme à chaque fois, content d'avoir fait cette balade dans Lyon.
A titre d'expérience, je me suis pesé au départ avec dans l'idée de reprendre mon poids à l'arrivée, pour commencer mes premières estimations de perte d'eau moyenne par heure. Résultat 65,6 kg tout compris (habillé + réserve d'eau) au départ, 64 kg à l'arrivée ! Bizarre, j'aurai perdu 1,6 kg en 2h25. A confirmer, cela m'étonne un peu.
La prochaine fois, je prendrai des photos.
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