samedi 25 septembre 2010

Jour de grève, pas chomé...

A quatre semaines de l'Endurance Trail de Millau, je me décide à faire quelques kilomètres pour aller taquiner les chemins de montagne. Je profite pour cela, avec un peu de culpabilité d'ailleurs, de ce jour de grève contre le projet de réforme des retraites que nous propose notre cher gouvernement. Je décide de retourner sur les traces du "Nivolet-Revard". Course qui m'avait laissé un peu dubitatif quant à ma gestion de l'effort sur 40 bornes.

10h30, l'heure du départ
Arrivé sur zone vers 10h30, je savais que je prenais quelques risques sur l'horaire. Je devais être de retour sur Lyon à 17h30 au plus tard...Malgré, l'optimisme de Raph, 35 à 40 bornes, plus de 2000m de dénivelé, un parcours déjà réalisé mais peu connu, plus 1h30 de trajet de retour...Tout cela sentait le roussi !
Je décide de prendre le départ de Mery au pied du Cire. 
Directement dans la pente, sans échauffement préalable, j'attaque le chemin qui mène à Valpassant. Je me sens un lourd. Mais j'attaque cette journée avec une motivation à bloc. Arrivé à Valpassant, je continue par le chemin direct jusqu'au Cire. Je court-circuite donc quelque peu le parcours du "Nivolet-Revard".
Arrivé au Cire vers 12h00, une brise bien installée me fait presque regretter de ne pas avoir de voile...Je prends quelques minutes pour contempler sa majesté le Mont Blanc.

Le Mont Blanc
 Je reconnais le chemin roulant qui mène à la Croix du Nivolet. Enfin, je cours, je cours bien même. J'ai comme l'impression d'avoir beaucoup mieux encaissé le premier gros dénivelé que la première fois. "Ne t'envole pas trop garçon, attend un peu d'être sorti de la Croix du Nivolet, pour savoir...". Je contourne la parois de la Croix puis remonte par cette cheminée.


Arrivé au sommet, pause. Boire, manger un peu, prendre ses marques.
Je repars et longe la crête entre la Croix du Nivolet et le Cire dans le sens inverse. Je cours, Je cours toujours, même quand ça monte. C'est bon signe tout ça. Je redescends sur la Feclaz. A l'abri du vent, le soleil dans le dos, je commence à avoir sérieusement chaud. Je m'hydrate souvent.
Arrivé à la Feclaz, je suis impatient de voir ma forme. Au printemps, j'avais eu une sérieuse baisse de moral à cet endroit. La forme n'était pas là. Aujourd'hui, c'était très différent. Pourquoi ? Je ne sais pas...Les heures d'entrainement peut-être, surement...Jusqu'au Revard, j'ai couru, accélérant dans les descentes, pas trop, trottinant dans les montées, sans arrêt. Je me suis même payé le luxe de rechercher en permanence la bonne foulée, la bonne posture, le bon relâchement.

Art contemporain au naturel
Arrivé au Revard, j'en ai toujours sous le pied. Heureusement d'ailleurs. J'étais à la bourre. J'aurais du mal à être de retour à Méry pour 16h00 ! Plus de choix, j'avais la barrière aux fesses.
Feu, je change de rythme. Je m'envoie la descente à bonne vitesse. Puis la longue traversée pour faire le retour jusqu'à Valpassant. Là, je dévale la pente. Les genoux commencent à se faire sentir. Je maintiens ma concentration. Il étais hors de question que je laisse mes chevilles partir de nouveau. Je croise quelques randonneurs qui ont dû me prendre pour un furieux. J'en oublie de boire.
J'arrive à la voiture à 16h15 après 5h45 de course, en eau. Je me jette dans des fringues sèches puis j'enquille le chemin de retour. J'arrive sur Meyzieu vers 17h10. Ouf ! A l'heure et content de cette journée un peu folle...
J'espère juste que tous les grévistes n'ont pas tous fait comme moi...

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